Emmanuelle Raynaut est née et a grandi à Paris. Après une licence en sociologie politique et un diplôme d’histoire de l’art à Paris, elle part en Italie. Elle entre à l’Académie de beaux-arts de Florence où elle étudie la peinture, avant de poursuivre à Turin, où elle y obtient son diplôme en 1993. Elle pratique et étudie, dans un premier temps, les techniques anciennes de peinture à l’Università Internazionale dell’Arte de Florence, puis, à Turin, s’intéresse aux matériaux industriels et contemporains, ainsi qu’aux images animées, à leur diffusion et au cinéma.

Dés le départ, son intérêt est centré sur les relations entre l’image et l’espace. Ainsi, elle pose d’emblée la question de l’échelle, une question qu’elle articule à la complexité de la perception et à la présence du corps.

À partir de 1996, elle poursuit ses voyages et se fixe en Argentine. Elle peint, dessine et sculpte, réalise différents projets artistiques. Elle établit son atelier à Buenos-Aires où elle expose régulièrement.

À la même période, elle voyage en Amérique latine et se passionne pour différentes communautés indiennes et l’architecture précolombienne. Elle continue parallèlement à montrer son travail en Europe, particulièrement en Allemagne et en Italie. Son travail sur l’inscription des images dans l’espace se précise : l’approche est plus conceptuelle, et porte essentiellement sur l’image et l’absence d’image ou, plus exactement, sur l’espace qui relie son élaboration de sa perte. Elle cherche à unir (dans l’espace réel) peinture et sculpture par le biais de l’image animée et écrit ses premiers scénarios d’installation vidéo. Elle dessine toujours intensément et construit des environnements à partir de ses travaux sur papier.

En 2000 elle décide de rentrer à Paris, et installe son atelier à Montreuil. Cette même année, le FNAC (Fond National d’Art Contemporain) lui achète une oeuvre grand format pour ses collections. Elle réalise alors plusieurs installations vidéos où la présence du corps est centrale ; elle met en place différentes installations qui touchent à la perception de l’espace ; elle travaille sur l’unique et le multiple en reproduisant ses dessins sur différents supports ; enfin, elle produit une série de sculptures fortement marquées par un séjour de quatre mois au Caire en 2001. D’autre part, ses collaborations avec des artistes d’autres disciplines (musique, danse, écriture, artiste audio) s’intensifient, et donnent lieu, depuis 2004, à des performances ayant pour point de départ ses installations vidéos : la poétique du corps et l’écriture y ont de plus en plus de place.

Ainsi, en 2006, elle présente pour NUIT BLANCHE à l’Hôtel de Sens à Paris, une performance et installation vidéo intitulée « ma botte secrète ». Puis, en 2007, elle développe ses recherches liées à la question de la narration en interrogeant une nouvelle fois le corps et l’image animée : c’est tout d’abord le film expérimental,« l’intrus », présenté à Paris en Juin 2007 (et sélectionné au festival international du film hamilton/Toronto-2008),et, d’autre part, la performance audio vidéo « j’étais comme une pierre, j’étais comme un arbre ». Cette performance a été présentée au Musée du Moyen Age en Octobre 2007. Aujourd’hui, elle travaille sur différents projets de sculptures, vidéos, et performances, et développe, depuis 2008, un projet de performance audio vidéo interactif intitulé L’INTRUS-PERFORMANCE. Deux étapes de ce travail ont déjà été présentées à la BNF (Mars 2008 , Paris) et à La Bibliothèque Forney dans le cadre de Nuit Blanche 2008. Enfin, L’INTRUS-PERFORMANCE sera présenté à Toronto en Octobre 2009 à la PMgallery, et en Argentine, au terme d’une résidence au Museo de Arte Contemporaneo de Rosario (MACrO) en 2010.
> Biographie
Expositions personnelles récentes
  • 2007 : « j’étais comme une pierre, j’étais comme un arbre », Hôtel de Cluny, Musée du moyen age, Nuit Blanche, Paris-France
  • 2007 : « l’intrus », Natkin-press, Paris-France
  • 2006 : Ma botte secrète, Nuit Blanche, Hôtel de Sens, Paris-France
  • 2005 : “ceci n’est pas une peinture”, Théâtre de l’Alliance française, Alliance française de Salvador de Bahia, Brésil
  • 2004 : Moyens de transport, Ministère de la Culture, Salon des expositions, Paris-France
  • 2004 : Moyens de transport, installation et performance, anciennes usines Testut, Montreuil-France
  • 2004 : Nous irons, ensemble, Griesbad Galerie, Ulm-Allemagne
  • 2001 : Galleria Rawson Paz, Buenos Aires-Argentine
  • 1998 : On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, Galleria Rawson Paz, Buenos Aires-Argentine
  • 1997 : The irregolar form, Griesbad Galerie, Ulm-Allemagne

Incipales expositions collectives
  • 2004 : Nous irons, ensemble , Griesbad Galerie, Ulm-Allemagne
  • 2001 : Galleria Rawson Paz, Buenos Aires- Argentine
  • 2000 : Melcon, Roux, Raynaut, Galleria Rawson Paz, Buenos Aires-Argentine
  • 1998 : Centre culturel INACA, Naples-Italie
  • 1997 : Monviso re di Pietra, symposium d’art contemporain et performance multi-media, expo itinérante germano-franco-italienne,
    Piémont-Italie
  • 1996 : Galleria Brancato, Naples-Italie
  • 1994 : Biennale de giovanni artisti, MI-Art, Milan-Italie
  • 1993 : Superfici di passagio, Il salto del salmone, Studio Brazzani, Turin-Italie
  • 1992 : Accademia Albertina di belle arti, Turin-Italie
  • 1992 : Prima Parete, Chiostro Antico Oratorio della Passione, Milan-Italie
  • 1990 : Galerie Agnes Stacke, Auvers sur Oise-France
  • 1988 : Gallerie Elzevir, Paris- France

Performances / Show
  • 2007 : « j’étais come une pierre, j’étais comme un arbre », Nuit Blanche, Hôtel de Cluny, Musée du moyen age, Paris-France
  • 2006 : Ma botte secrète, Nuit Blanche, Hôtel de Sens, Paris-France
  • 2005 : “ceci n’est pas une peinture”, Théâtre de l’Alliance française, Alliance française de Salvador de Bahia, Brésil
  • 2004 : “ceci n’est pas une peinture” ; anciennes usines Testut, Bagnolet, France

Prix
  • 1992 : Premio Arte Mondadori, Milan, Italie
  • 1993 : Prima Parete, Milan, Italie

Bibliographie
  • 2004 : J.P. Begot, catalogue de l’exposition de la Galerie Griesbad
  • 2004 : Andrea Balzola, “Le bateau d’Emmanuelle Raynaut”, catalogue de l’exposition de la Galerie Griesbad
  • 2004 : Otfried Kâppeler, “Der Kunstker als nacktler leiche”, Ulmer Kulturspiegel
  • 2004 : Ralf Heese, “Das Selbst ist sich Kein Hindernis” zur Austellung von Emmanuelle raynaut der Ulmer galerie im Griesbad,
    Schwâbische zeitung Kult
  • 1999 : Julio Pagani, "Artista plastica", Rio Negro
  • 1998 : Albino Dieguez Videla, "De hallazgos y desencuentros", La Prensa
  • 1997 : Otfried Kâppeler, “Spontane und heftige Malerei, Ulmer Kulturspiegel
  • 1997 : Raimon Kast, “Eine Kûnstlerische Suche Nach dem Inneren der Dinge”, Schawäbische Zeitung
  • 1997 : Andrea Balzola, "Mon visage de pierre", catalogue de l’exposition multi-média, Monviso Re di Pietra
  • 1993 : Andrea Balzola, "superfici di passagio", catalogue de l’exposition du studio Brazzani

Collections privées et institutions
  • Fonds national d’art contemporain (Paris)
  • Collection Morichi (Florence)
  • Collection Brossard (Lyon)
  • Collection Rawson Paz de Elizalde (Buenos-Aires)
  • Collection Bry Hascoët (Brest)